L’actualité de notre pays m’amène à vous livrer mon sentiment sur les dramatiques incendies de cet été et sur celui survenu dans la nuit du 3 au 4 septembre à l’Hay les Roses où 18 personnes ont trouvé une mort horrible.
Dix-huit victimes innocentes, des familles entières décimées et des incendiaires présumées rapidement interpellées par les services de police : quatre jeunes filles qui auraient déclaré avoir voulu se venger de l’une de leur connaissances en mettant le feu à se boîte aux lettres.
Au-delà de ces terribles faits divers, cet événement doit nous amener à réfléchit collectivement sur ces incivilités qui peuvent se transformer en autant d’actes criminels.
Dans notre ville comme malheureusement partout en France, souvent, beaucoup trop souvent, certains esprits malveillants mettent le feu aux voitures, aux poubelles, aux boîtes aux lettres, même à des commerces.
Rarement identifiés ou inquiétés, ces pyromanes, car tel est leur nom, ne pourront plus aujourd’hui se prévaloir du fait qu’ils ne voulaient de mal à personne.
Brûler une voiture, c’est non seulement exposer les pompiers à des risques majeurs mais aussi priver quelqu’un de son moyen de transport pour se rendre à son travail.
Mettre le feu à une boîte aux lettres dans une cage d’escalier, c’est faire bien peu de cas de la vie de ses voisins, de sa famille.
Ces vérités, j’entends les marteler car la banalisation de ces comportements ne peut plus être de mise.
Aucune justification n’est admissible pour expliquer que certains ne trouvent rien à faire d’autre que de semer la désolation, et la mort, pour échapper à un mal-être dont les autres, dont la société seraient les seuls responsables.
Cette citoyenneté qui doit nous rassembler, qui nous unit, doit impérativement s’accompagner d’un sens des responsabilités que nous devons apporte à celles et à ceux qui en manquent aujourd’hui.
C’est en répétant inlassablement que le respect des autres est une des valeurs fondamentales de notre République que nous pourrons endiguer cette forme de violence ordinaire qui, dans d’autres cas, s’exprime par le mépris de ceux que l’on loge dans des taudis.
Je tiens, enfin, à saluer toutes les victimes de ces incendies et à dire à leurs proches ma tristesse, ma compassion et ma colère. Je suis certain que l’ensemble des crevaisons s’y associe pleinement comme nous nous associons à la douleur du peuple des Etats-Unis frappé par une catastrophe naturelle d’une exceptionnelle violence. Là encore, ce sont les habitants aux revenus les plus modestes qui souffrent le plus.
Par Christian Grimbert
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Devant l'horreur du terrible tremblement de terre qui vient d'endeuiller la région du Cachemire, je tiens à adresser à la communauté pakistanaise de Creil, mes très sincères condoléances et l'expression de ma sympathie attristée.
L'épouvantable cataclysme, avec ses milliers de victimes, décédées ou blessées, ses villes et villages ravagés, nécessite la mobilisation de toutes les énergies mondiales possibles afin de tenter de soulager la souffrance et le désespoir des survivants.
La ville de Creil ainsi que moi-même, dans la mesure de nos moyens, seront à vos côtés.
Par Christian Grimbert
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Dans cette période particulièrement difficile que nous traversons aujourd’hui, je tiens à remercier les femmes et les hommes du Commissariat de Creil qui assurent la sécurité de nos concitoyens.
Je sais la difficulté que vous rencontrez pour mener à bien votre mission de maintien de l’ordre face aux violences urbaines qui se déroulent actuellement dans l’agglomération creilloise comme partout en France.
Je tiens à vous féliciter personnellement pour les qualités de sang-froid et de courage que vous démontrez au quotidien.
Par Christian Grimbert
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L’agglomération creilloise et la ville de Creil, comme la France entière, ont été, à leur tour, atteintes par des violences urbaines aussi brutales qu’inexcusables.
Si les Creilloises et les Creillois peuvent comprendre la détresse de trop nombreux jeunes et de trop nombreuses familles frappés durement par la chômage, les difficultés financières et l’absence de perspectives d’avenir, nous ne pouvons pas admettre les moyens actuellement utilisés pour exprimer ce qui constitue, cependant, un véritable malaise social.
Brûler des voitures, détruire une école ou un équipement public n’apporte aucune solution, ne fait qu’aggraver les incompréhensions et ajouter de nouvelles difficultés à celles qui sont déjà trop présentes.
Creil est à juste titre fière d’être une ville où la population est jeune, une cité où sont accueillis, avec respect, des hommes et des femmes venus d’horizons, de cultures et de religions différentes, une ville enfin où la vie associative revêt de multiples formes, où les équipements publics sont nombreux et ouverts à tous.
Aussi, sachons, au-delà des colères, des insatisfactions et des inquiétudes, ne pas nous laisser gagner par une haine aveugle, aussi stérile que dangereuse.
C’est en nous unissant et en nous mobilisant que nous obtiendrons une véritable politique de la ville, qui ne soit pas constamment remise en cause par les gouvernements successifs et qui permettent à toutes celles et à tous ceux qui travaillent dans les quartiers, de disposer des moyens humains et financiers qui aujourd’hui d’une part leur font défaut et qui trop souvent, n’existent pas durablement.
Par Christian Grimbert
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