Jeudi 27 septembre 2007

Lors du dernier conseil municipal, lundi 24 septembre, les élus du groupe Démocratie et Solidarité pour Creil (DSC) ont choisi de protester, à leur manière, mais dignement et sobrement, contre ma décision de n’être pas candidat à la tête de liste des municipales de mars 2008.  
 

J’ai tenu à leur faire parvenir un courrier de réponse à une déclaration qu’ils m’ont remise en main propre, et que je souhaite ici publier après avoir constaté que la presse avait également été destinataire de cette dernière.  
 

Je respecte les choix, les motivations, les idées et les opinions de chacun. Je souhaite, cependant, qu’au-delà, ce soit l’intérêt général, celui des habitants de notre ville, qui l’emporte : 

 «  Aux élus municipaux du groupe

Démocratie, Solidarité pour Creil  

 

Chers collègues, chers amis,  

             J’ai pris connaissance de votre récente lettre par laquelle vous me faites part de votre désapprobation devant ma volonté de n’être pas candidat à la candidature devant les instances locales du Parti Socialiste.  

 

            Tout d’abord, je tiens à vous remercier de l’attitude mesurée avec laquelle vous avez su manifester votre réaction lors du dernier conseil municipal, montrant ainsi, une nouvelle fois, le respect que vous portez à cette assemblée. 

 

            Permettez-moi cependant deux remarques. Tout d’abord, la décision que j’ai prise, si elle est la conséquence de très nombreux et très différents motifs, est essentiellement d’ordre personnel. Par ailleurs, ce qui est en cause, c’est le dépôt, ou pas, d’une lettre de candidature devant la section du Parti Socialiste de Creil, procédure obligatoire pour tout membre du Parti Socialiste. Je l’avais fait en 2001, je ne le ferai pas en 2007.  

 

            Il n’y a, me semble-t-il, en aucun cas « contradiction avec l’esprit du contrat citoyen » qui, au-delà de ma personne, peut complètement perdurer, se renouveler et évoluer.  

 

            D’autre part, je souhaite que les « conditions chaotiques » actuelles laissent place à une réflexion, à un dialogue et à l’écriture d’un nouveau projet pour Creil et pour ce faire, il me semble qu’une autre décision, que vous annoncez, y est propice : en effet, et je tiens également à vous en remercier, vous indiquez vouloir « respecter jusqu’à son terme, au sein de l’actuelle équipe municipale, le contrat citoyen passé avec les Creillois ».  

 

            Puisse d’autres d’entre nous avoir la même sagesse et la même intelligence tant pour l’actuelle conduite des affaires communales, que pour les futures élections municipales.  

 

            Je suis à votre complète disposition pour poursuivre, avec vous, les échanges amicaux, francs et fructueux que nous avons toujours eus, à une seule réserve près : celle d’accepter que je ne sois pas en tête de la prochaine liste d’union des forces de gauche et de progrès.  

 

                        Sachant votre attachement à notre ville et aux valeurs que vous défendez et que nous partageons, recevez, chers collègues et amis, l’expression de mes très cordiales salutations. 

 

Christian GRIMBERT »

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 27 septembre 2007

Comme vous le savez, j’ai décidé de ne pas me représenter comme tête de liste à la mairie de Creil. C’est une décision mûrement réfléchie, pesée mais, surtout, personnelle. Dans la balance, a surtout pesé mon temps disponible, pour travailler déjà, mais aussi pour ma famille et ma vie propre. 

J’utilise ce blog en vue de clarifier plus encore, s’il est possible, ma décision. J’ai pris du temps pour le faire, car je ne voulais pas alimenter une polémique qui a pris, à mon sens, une ampleur néfaste à la gauche creilloise.  

Tous les élus et sympathisants des forces de gauche et de progrès doivent, dès aujourd’hui, se rassembler pour éviter que la ville ne bascule dans une aventure électorale dangereuse et préjudiciable pour Creil, risquant de bouleverser les avancées initiées depuis 2001.   

Pour illustrer mon propos et clarifier ma position, je publie ici le courrier que j’ai souhaité faire parvenir à tous les militants de la section creilloise du Parti Socialiste pour les informer de ma décision, et qu’ils ont pu lire avant mes déclarations à la presse. Cette lettre est également là pour rappeler que cette décision suivait le calendrier fixé par le PS, pour le dépôt des candidatures internes au poste de tête de liste pour les prochaines municipales : 

« Chers camarades, chers amis, 

            Il est temps, pour moi, de vous livrer mes réflexions en souhaitant vous les faire partager.  

            Je me dois tout d’abord de vous rappeler la volonté qui m’a, depuis toujours, animé : inscrire l’action municipale dans le respect scrupuleux des valeurs de gauche et de progrès et ce parce que je suis, au-delà de mes responsabilités de Maire, un socialiste convaincu, confiant dans les capacités d’amélioration des sociétés humaines. 

 

            Aussi, est-ce avec une grande fierté que j’ai accepté d’assumer la tâche exaltante que vous m’avez confiée en me permettant de conduire la liste socialiste aux élections municipales de 2001, tout en demeurant Président de l’Intercommunalité creilloise.  

            Je crois avoir, au mieux du possible, avec l’apport de mes collègues élus, su faire considérablement évoluer la coopération intercommunale et avoir su restaurer, à Creil, les indispensables moyens financiers tout en engageant notre ville dans des programmes d’investissements extrêmement importants pour, progressivement, retrouver les équilibres sociaux, urbains et humains nécessaires à la vie de notre cité.  

 

            Toutefois, la gestion et l’animation d’une ville telle que la nôtre, réclament une disponibilité et une présence de tous les instants, ne serait-ce que parce que nous disposons de marges de manœuvre financières limitées et fragiles, et que les besoins et les attentes des Creillois sont très nombreux et très divers.  

 

            De même la Présidence de la communauté de l’agglomération creilloise devient chaque jour plus exigeante parce que les compétences et les interventions qui sont devenues les siennes sont en constante progression.  

 

            C’est pourquoi, après en avoir discuté avec beaucoup d’entre vous, après avoir mesuré l’impact d’une nouvelle candidature sur ma vie familiale et personnelle, j’ai décidé de ne pas me porter candidat à la tête de liste socialiste devant notre section.  

            

            J’ai, bien entendu, à plusieurs reprises, rencontré Jean-Claude VILLEMAIN qui, comme d’autres proches, a pu mesurer ma profonde hésitation, à poursuivre, après mars 2008, l’exercice de toutes les fonctions qui sont actuellement les miennes. 

 

            Aussi a-t-il annoncé qu’il se porterait candidat à la candidature devant notre section. Il a les compétences requises, la volonté et la force indispensables pour conduire, avec toutes les chances de succès une liste de gauche et de progrès aux prochaines élections municipales. 

 

            Mais ce sera à vous, militantes et militants de la section de Creil, de choisir votre candidat car toute autre candidature peut être également légitime.  

            Cependant, permettez moi d’en appeler à toutes celles et à tous ceux qui désirent ardemment que notre ville continue d’être une ville juste et solidaire, pour que nous dépassions, déjà au sein de notre section, nos éventuels problèmes personnels ou regrets, et que nous nous présentions unis devant les Creillois parce que, fondamentalement et avant tout, nous partageons les mêmes valeurs de progrès et les mêmes projets pour notre ville et son agglomération.  

 

            Soyons donc plus sages et plus responsables, dans notre engagement et dans notre action, que certains de nos dirigeants nationaux qui semblent parfois préférer leurs ambitions personnelles à l’intérêt général. 

 

            C’est pourquoi je vous engage à respecter le choix de vos camarades, leurs idées et leurs opinions et à voter pour désigner la tête de liste creilloise, dans le cadre du calendrier établi par la fédération de l’Oise du Parti Socialiste, dans un climat apaisé et serein.   

Christian GRIMBERT » 

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 11 septembre 2007

Permettez-moi tout d’abord de vous révéler mon enthousiasme à avoir signé la convention financière avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine qui représente à mes yeux, une étape décisive pour le développement futur de notre agglomération creilloise.

Une signature synonyme également de l’achèvement de la phase préparatoire et de l’acceptation par l’ANRU de l’ensemble de nos projets.  

Un long chemin parcouru depuis l’année 2001 où dans le cadre du Grand Projet de Ville qui avait la particularité de porter sur cinq quartiers de l’agglomération creilloise, nous avions unis les compétences des services d’urbanisme de Villers-Saint-Paul, de Montataire, de Nogent-sur-Oise, de Creil et de la Communauté de l’agglomération creilloise pour une réponse commune. 

Là encore, ce travail a été conduit en étroite concertation avec les habitants de nos quartiers, avec les bailleurs sociaux, avec le Conseil Général de l’Oise et le Conseil Régional de Picardie et bien évidemment avec les services de la CAC et ceux des quatre villes. 

Seule ombre au tableau, le quartier Bellevue-Bellevisée de Villers-Saint-Paul que nous souhaitions intégrer dans nos projets, n’a malheureusement pas été retenu. Je dois dire aujourd’hui que cette décision n’a toujours pas été comprise non seulement par les élus de Villers-Saint-Paul mais également par les élus de la Communauté de l’agglomération creilloise. 

Un programme d’ensemble, d’un montant exceptionnel de 210 millions d’euros, mobilisant les financements de tous les partenaires, ceux des bailleurs sociaux en tout premier lieu, notamment Picardie Habitat pour La Commanderie et pour les quartiers Rouher et des Martinets, de Oise Habitat, du Logement francilien et l’Opac de l’Oise pour les quartiers nogentais. 

Si 1000 logements environ seront globalement démolis dans ces quartiers dont 530 dans cette convention qui a été signée et 500 démolitions qui interviendront à Nogent, parce qu’ils ne répondent plus aux attentes de leurs habitants ou qu’ils génèrent des contraintes urbaines préjudiciables à la vie sociale équilibrée d’un quartier. 

Il est essentiel également, dans notre agglomération, comme ailleurs en France, de développer l’offre de logement, de tout type, afin de résoudre l’actuelle rareté qui conduit à la fois, à la cherté anormale du locatif libre et également à l’occupation de logements de mauvaise qualité. 

C’est pourquoi, également, le projet de renouvellement urbain de notre agglomération porte sur de très nombreuses réhabilitations complémentaires à celles déjà intervenues. 

Enfin, ce programme de renouvellement urbain, s’accompagne de nombreuses résidentialisations, sans oublier, la création d’équipements publics et le désenclavement des quartiers en favorisant les circulations douces. 

Je tiens également à souligner notre profond attachement à ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler la Haute Qualité Environnementale et que nous allons pouvoir mettre en œuvre concrètement et notamment sur Gournay-les-Usines grâce à l’appui du Conseil Régional et de l’Ademe . 

Mais ce que je souhaite, avant tout, c’est que nous construisions un territoire où chacun trouve sa place, où chaque famille puisse franchir à son rythme, les étapes d’un parcours de l’habitat, les étapes d’une vie… 

Bien sûr, je ne crois pas que seul un projet urbain, même de l’envergure de celui-ci puisse résoudre l’ensemble des maux ou des faiblesses dont trop nombreux sont ceux qui en souffrent, mais, au moins, nous y contribuerons sérieusement. 

Je terminerai en souhaitant vivement que notre attachement à une politique de la ville innovante, moderne et attentive à tous, demeure dans les années futures, toujours durablement soutenu par l’Etat et que soient démentis les signaux d’alarme que constituent la diminution des crédits consacrés aux PLIE où à la Mission Locale de la Vallée de l’Oise… Ce sont certes des crédits issus du FSE.

Christian Grimbert
 

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juillet 2007

J’ai lu avec attention la déclaration que mon 1er adjoint, Jean-Claude VILLEMAIN , a mis en ligne sur son blog, mardi 3 juillet. Je l’ai lue avec sérénité car, comme il le dit dans la presse, et même si son annonce semble, à bien des égards, prématurée, j’étais effectivement informé de ses ambitions.

Je ne déclarerai pas, contrairement à ce que certains craignent, ou souhaitent, de guerre des clans au sein du Parti socialiste. Je respecte les choix de mes collègues et je veux bien admettre que celui de Jean-Claude VILLEMAIN était réfléchi et calculé.

Quant à moi, je respecterai le calendrier que fixera, la semaine prochaine, le bureau fédéral de l’Oise, présidé par Jean-Claude lui-même, et qui devra déterminer le calendrier des candidatures internes pour les municipales et les cantonales. Comme Jean-Claude l’a rappelé lui-même à ses camarades réunis en conseil fédéral mardi 3 juillet dans la soirée, ces dates devront être comprises entre le 3 septembre et le 15 décembre.

D’ici là, je remplirai mes fonctions de maire et de président de la CAC, en poursuivant mon travail sur les dossiers importants pour la ville et l’agglomération et en me consacrant, comme chaque jour depuis plus de six ans, à la vie quotidienne et à l’avenir des Creillois. Je le ferai dans un souci d’honnêteté, d’ouverture, d’unité, et de respect de toutes les sensibilités du Parti socialiste et de l’ensemble des forces de gauche et de progrès.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 29 mai 2007

Le 6 mai dernier, l’espoir qui était le mien a fait place à une grande tristesse mais aussi à une grande inquiétude. 

Grande tristesse d’abord pour n’avoir pas pu aller au bout du grand projet de rénovation de la République que Ségolène ROYAL portait, défendait et qui l’animait. 

Cependant, derrière la tristesse de la défaite, j’ai pu mesurer la qualité de la participation des citoyens et leur profonde attente d’une démarche et de comportements politiques renouvelés. 

Grande inquiétude également, car derrière la victoire de Nicolas SARKOZY et sa capacité à utiliser toutes les références (y compris Jean JAURES) ou à organiser des ralliements de dernière minute, se cache mal une droite fière de ses valeurs les plus conservatrices, affichant ses choix les plus libéraux sur le plan économique et social et un autoritarisme sans scrupule. 

Bien que le candidat SARKOZY l’ait dissimulé quelques temps avant l’élection, ni la dureté de son programme, ni celle de ses méthodes, et encore moins le mélange du politique avec les pouvoirs financiers et médiatiques n’a bien sûr pas été modifié par l’élection. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les premières heures et les premiers jours du président élu : le dîner au Fouquet’s le soir de l’élection, les fréquents allers-retours au fort de Brégançon, ou le voyage sur le yacht d’un des plus riches patrons français ne peuvent pas être le fruit du hasard mais bien un choix clairement affiché ! 

M
ais nous avons encore la possibilité de contrebalancer ces risques. En cela, les prochaines élections législatives sont essentielles pour retrouver une république équilibrée et impartiale. 

La gauche, les démocrates et les socialistes en tout premier lieu, doivent disposer d’une représentation parlementaire conforme à leur poids réel dans le pays. 

Encore faut-il que nous soyons, du côté du Parti socialiste comme de la gauche, en capacité de nous remettre en question, sans pour cela se déchirer. 

S
e remettre en question, à mes yeux, ce n’est pas démolir, en accusant l’autre de tous les maux pour s’exonérer soi-même. 

Se remettre en question, c’est, au contraire, s’engager dans le chemin de la réflexion et de l’action pour poursuivre la rénovation que les socialistes ont engagé, notamment grâce à Ségolène ROYAL. 

Si cette démarche n’a pu aboutir, c’est d’abord parce que nous l’avons trop tardivement engagée, et ce serait aujourd’hui une grave erreur de renouer avec les vieilles pratiques et les vieux schémas de pensée. 

Si nous voulons respecter les 17 millions de Français qui ont fait confiance à notre candidate, nous devons dépasser nos batailles habituelles, oublier nos anciennes chapelles et surtout poursuivre le renouvellement des idées, qui donnait corps au pacte présidentiel. 

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus