Vendredi 23 juin 2006


Discours prononcé par Christian Grimbert à l'occasion de la signature de la convention financière avec l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine




Mesdames, Messieurs,


Autant le dire d’emblée, c’est avec une satisfaction certaine mais également avec une véritable fierté que je vous retrouve aujourd’hui dans cette salle du conseil de la Communauté de l’Agglomération Creilloise à l’occasion de la signature du protocole de préfiguration à la convention pluriannuelle avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine.  

 

Satisfaction tout simplement parce que cet événement constitue la dernière étape avant la signature définitive de la convention pluriannuelle et permettra de débuter sans plus attendre, les grands chantiers qui doivent considérablement transformer le visage de plusieurs quartiers de notre agglomération.

Une nouvelle qui sera bien accueillie par toutes celles et tous ceux, les habitants de nos quartiers qui attendaient le démarrage de ces travaux et qui fondent de grands espoirs sur ce programme ambitieux à l’échelle de notre territoire.

Satisfaction aussi parce que cette signature doit concrétiser l’exceptionnel partenariat réalisé par l’ensemble des acteurs concernés : La Communauté de l’Agglomération Creilloise, les villes de Creil, Montataire et Nogent-sur-Oise et les bailleurs Oise Habitat, l’OPAC de l’Oise, le Logement Français et la SAHLM du département de l’Oise, l’agence d’urbanisme Oise la Vallée qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour convaincre de la pertinence de notre démarche commune appuyé en cela par les services de l’Etat, en particulier de la DDE.

Je profite également de cette occasion pour me réjouir de la participation du Conseil Régional, du Conseil Général et de la Caisse des Dépôts et Consignations qui nous ont rejoint, prouvant ainsi leur attachement au développement harmonieux de notre territoire.

Satisfaction enfin parce que ce protocole de préfiguration signifie également que nous pouvons maintenant espérer une prochaine signature de la convention pluriannuelle : le mois de juillet me paraissant être une période des plus favorables.

Mais comme je vous le disais au début de mon intervention, ma satisfaction bien réelle se mélange avec un sentiment de fierté présent, j’en suis persuadé dans les esprits de l’ensemble des intervenants qui ont œuvré et continuent de travailler sur ces dossiers de rénovation urbaine.

Comme elle l’avait déjà démontré dans le cadre du développement économique et notamment dans le dossier de revitalisation de l’ancienne usine Chausson devenue aujourd’hui le parc industriel européen des Marches de l’Oise, la Communauté de l’Agglomération Creilloise et les communes ont su se retrousser les manches, ont sut fédérer toutes les énergies pour monter ces projets qui aujourd’hui reçoivent le début d’adhésion de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et je vous remercie très vivement de votre présence, Monsieur le Directeur.

Partant du principe que l’efficacité est dans l’union, les services de la CAC en étroite liaison avec les services d’urbanisme des villes se sont véritablement associés pour défendre les opérations communautaires.

Tout le monde sait ici que si nous nous étions présentés en ordre dispersé pour présenter nos dossiers devant l’ANRU, il y a peu de probabilités que le quartier des Martinets à Montataire, Rouher à Creil et surtout le quartier intercommunal de Gournay-les-Usines aient été retenus.

C’est parce que nous étions rassemblés et solidaires que nous avons obtenu l’aval de l’ANRU qui a parfaitement compris notre désir d’avancer, de progresser dans la même direction.

C’est donc avec la même volonté commune que nous insisterons pour que le quartier Obier-Granges de Nogent-sur-Oise soit également retenu.

Notre mobilisation collective, notre volonté de transformer notre agglomération dans son ensemble ont payé et prouvent bien la nécessité absolue aujourd’hui d’une mutualisation des moyens, d’une mutualisation des énergies.

C’est à mon sens, l’axe majeur d’un projet politique intercommunal qui se doit d’être visible, qui se doit d’être palpable.

Notre intercommunalité qui existe maintenant depuis plus de quarante ans a grandi, a multiplié ses compétences en gardant toujours à l’esprit une même ambition : celle d’améliorer les conditions de vie de nos habitants.

Nos concitoyens concernés par ces opérations de rénovation urbaine ont d’ailleurs exprimé à plusieurs reprises leur profond intérêt en participant à l’élaboration des projets, n’hésitant pas à prendre de leur temps pour se retrouver dans les nombreuses réunions de concertation et exprimer leurs souhaits pour leur quartier.

Je sais aujourd’hui que leurs espoirs ne seront pas déçus, même si parallèlement d’autres défis, d’autres champs de collaboration doivent être soit poursuivis, soit abordé autrement.

Ainsi, si nous franchissons une nouvelle étape aujourd’hui dans le domaine de la qualité urbaine, d’autres préoccupations demeurent.

Il n’est pas possible d’accepter le nombre actuel de demandeurs d’emploi comme les insuffisances constatées dans le domaine de la formation.

Dans ce secteur comme dans celui de l’emploi, intimement liés, là encore les solutions résident dans un effort de solidarité partagé, certes au niveau local, intercommunal mais aussi et surtout au niveau national et européen.

Nous sommes sur le point d’y parvenir par la signature de ce protocole qui préfigure l’ensemble de la convention pour le renouvellement urbain de notre agglomération.

Nous y sommes parvenus dans un autre secteur, celui de la Justice , avec cet après midi, la signature pour le fonctionnement de la Maison de la Justice et du Droit mais un autre dossier, tout à fait important va s’ouvrir à nous pour la rédaction des nouveaux contrats dits de cohésion urbaine et sociale entre l’Etat et les collectivités locales.

Je me bornerai à un seul souhait qui est souvent celui des élus locaux, qu’ils ne viennent pas bouleverser une fois de plus les règles du jeu mais qu’au contraire, ils partagent voire amplifient les dispositifs qui ont fait leur preuve.

Un vœu supplémentaire pour conclure, que cela soit le cas pour celui que nous allons signer



Merci

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Jeudi 18 mai 2006

Extraits du discours prononcé le 2 mai 2006 par Christian Grimbert pour l’ouverture du premier festival du film documentaire de l’Oise, « Les Yeux Ouverts », qui s’est prolongé à Creil, Montataire et Villers-Saint-Paul jusqu’au 10 mai.

 

Le thème était « L’immigration : Parcours singuliers ».

 

Ce festival nous rappelle que les migrations concernent tous les peuples. Les déplacements de population appartiennent totalement à notre histoire, ils ont contribué à fonder cette même histoire, l’histoire de nos civilisations.

Aujourd’hui, dire de telle ou telle personne qu’elle est « française de souche » constitue une affirmation parfaitement hasardeuse et complètement réductrice.

Mais ce festival possède un autre mérite, au moment où s’engage le débat sur un projet de loi visant à limiter ou à organiser l’immigration, que je serai loin de qualifier de « satisfaisant »… Ce mérite c’est de nous plonger dans la réalité de l’immigration, réalité qui est d’abord la douleur de ceux qui partent de chez eux, pour fuir la misère, pour conserver leur liberté ou pour fuir une guerre, ou, encore, parce qu’ils sont enrôlés de force dans des combats qui ne leur appartiennent pas.

Et malheureusement, le plus souvent, ils sont victimes à l’arrivée de la xénophobie, du racisme ou, au mieux, de l’indifférence du pays qui était censé les accueillir.

Enfin, un troisième aspect de l’immigration sera abordé par ce festival, celui du retour. Retour qui est source d’un nouveau rejet, celui du pays natal, qui donne la sensation de ne plus se retrouver chez soi, de ne plus se reconnaître dans son pays d’origine.

J’ai le sentiment que ce festival du film documentaire entend bien nous ouvrir les yeux ou, pour le moins, nous les maintenir grands ouverts. Il le fait sans sombrer dans la facilité de la bonne conscience, celle des réponses toutes faites. Son approche est faite de sensibilité, d’humanisme, de lucidité et d’humilité.

Il est en ce sens bien différent des affirmations volontairement simplistes ou simplificatrices entendues en ce moment.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Jeudi 18 mai 2006

Extraits du discours de Christian Grimbert, prononcé à l’issue des cérémonies commémoratives de la victoire des Alliés sur la puissance nazie, le 8 mai dernier.

Merci d’être venus commémorer la victoire de la démocratie sur l’un des plus abominables totalitarismes, le nazisme et ses émules dans le monde, d’être venus aussi saluer les innombrables victimes, plus civiles que militaires, de la déportation, des camps de concentration, des bombardements et des combats… des dizaines de millions de morts, en Europe, en Asie et en Afrique comme dans le Pacifique…. 

Jamais l’homme n’aura atteint une telle capacité de barbarie et d’horreur. 

Il n’est malheureusement pas certain que de telles abominations ne puissent plus survenir. Même si la confrontation Est-Ouest qui a suivi la 2ème guerre mondiale n’est plus à redouter, d’autres conflits sèment la désolation, la violence et font naître d’autres totalitarismes…nous les connaissons : le Soudan, le Moyen Orient, l’Irak, sans évoquer l’Iran ou la Corée du Nord. 

Pourtant, en ce 61ème anniversaire du retour de la Paix en Europe, je voudrais donner trois notes d’espoir : 

La première c’est la parution d’un ouvrage d’histoire rédigé en commun par des enseignants allemands et français, utilisable dans les établissements des deux pays et qui traite de la période de 1945 à nos jours. D’autres devraient suivre pour les 19ème et 20ème siècles au cours desquels les deux pays se sont tant opposés. 

La deuxième note d’espoir c’est la célébration, demain, d’un autre anniversaire, celui de la déclaration du 9 mai 1950 rédigée par Jean MONNET l’un des pères fondateurs d’une politique européenne commune. Il écrivait : « La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent » il ajoutait « l’action entreprise doit toucher au 1er chef la France et l’Allemagne ».

C’est ainsi qu’il a été proposé de placer l’ensemble de la production franco-allemande du charbon et de l’acier sous haute autorité commune, ouverte à d’autres pays d’Europe. Il concluait en précisant que « la solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable mais matériellement impossible »… 

Mais il avait une vision plus large que l’Europe puisque la déclaration du 9 mai disait aussi « cette production sera offerte à l’ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des œuvres de paix. » 

Je ne suis pas sûr que, sur ce point, Jean MONNET ait été écouté et entendu…

Pour conclure, ma 3ème note d’espoir sera plus locale et plus simple. 

Elle est de vous dire le plaisir que j’ai eu, il y a quelques jours, en l’Abbatiale de Saint-Leu-d’Esserent, d’assister à la création d’une œuvre musicale : le « Requiem pour un déporté ». Outre le côté poignant de cette œuvre dont le livret a été écrit par Yves-Pierre BOULONGNE, résistant puis déporté à Buchenwald, mon émotion, mais aussi un réel bonheur, a été de découvrir, aux côtés de l’orchestre philharmonique de Beauvais, près de 200 choristes, venus de collèges et de lycées du département de l’Oise et parmi eux des élèves du collège Jean-Jacques Rousseau de Creil. 

Un formidable moment et grâce à ces jeunes, un véritable acte de mémoire et d’espoir.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Vendredi 21 avril 2006


On ne le présente plus : symbole mondial de l'abolition de la peine de mort et humaniste reconnu, le Sénateur des Hauts-de-Seine et ancien Garde des Sceaux Robert Badinter était présent le vendredi 14 avril à la Faïencerie de Creil à l'occasion du vingt-cinqième anniversaire de la suppression de la peine capitale en France. "L'abolition a fait des progrès que je n'aurais pas cru possibles : la majorité des Etats dans le monde l'ont supprimée. Il reste hélas encore la Chine, l'Iran et les Etats Unis..."

Un moment d'émotion pour tous ceux qui partagent l'une des grandes causes de la Gauche de notre pays, à savoir celle d'une Justice de progrès, et je l'avoue : un plaisir personnel non dissimulé d'avoir pu revoir grâce à cette très belle initiative de la Fédération du Parti Socialiste de l'Oise, ce militant exemplaire des Droits de l'Homme qu'est  Robert Badinter.

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Vendredi 24 mars 2006


La décentralisation vue par le gouvernement, est un acide et il travaille à dissoudre, peu à peu, le lien social.

J’ai signé récemment à ce sujet un appel lancé par le Parti Socialiste, en appui à un certain nombre d’autres maires et présidents de départements ou de régions. Car les transferts de charge que le gouvernement effectue sont de plus en plus pénalisants pour les collectivités, et la colère monte à droite comme à gauche.

L’Etat s’est déjà déchargé des routes nationales, de certaines catégories de personnel administratif ou ouvrier, du RMI, entre autres. A elle seule, cette dernière dépense représente 5 milliards d’euros pour les départements.

Confrontées à cette surcharge de compétences, les collectivités doivent augmenter leurs impôts et disposent de moins en moins de crédits à dépenser en faveur des actions sociales, notamment. Et comme la majorité d’entre elles sont à gauche, j’ai du mal à croire à une conséquence malheureuse et imprévue.

Tout en étouffant ces dépenses considérées par la droite comme improductives, le gouvernement imagine des cadeaux financiers dont profitent en particulier les grandes entreprises, et qui entameront à très court terme les budgets des communes. Ainsi en est-il du plafonnement de la taxe professionnelle à 3.5% du chiffre d’affaire des entreprises.

Cet abandon du souci de préservation du lien social, dont témoigne une grande majorité des mesures que le gouvernement de Dominique de Villepin, et avant lui de Jean-Pierre Raffarin, est un fait contre lequel les élus républicains se doivent de protester.

C’est pourquoi je me suis associé au mouvement « La colère des élus » (www.lacoleredeselus.com). J’espère que cet appel résonnera jusqu’à sensibiliser le public aux pirouettes financières et sociales auxquelles sont contraintes les collectivités à cause des politiques libérales qui se succèdent depuis près de quatre ans.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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