Lundi 4 septembre 2006

Le syndicat CGT des cheminots de Creil m’a appris que la SNCF envisageait très prochainement de fermer le seul guichet d’accueil du public après 21 heures, à la gare de Creil. Ainsi, les usagers souhaitant acheter un billet pour un départ immédiat après cette heure n’auront plus d’autres recours que les machines, pour l’instant au nombre de deux, et qui n’acceptent que les cartes bancaires.

En tant que maire de Creil et président de la CAC, je regrette qu’une fois de plus, un souci froid de productivité l’emporte sur le contact humain et, peut-être plus grave encore, sur le service public.

Faut-il le rappeler, la gare de Creil est la plus importante de Picardie en termes de fréquentation, sans compter les voyageurs en transit. Aussi je ne peux pas accepter que les machines deviennent la norme en termes d’accueil, marquant le peu de considération que la SNCF porte aux Creillois.

J’ai donc envoyé un courrier à la direction de l’entreprise public. De plus, je soutiendrai les actions des syndicats qui iront dans le sens du maintien de la présence humaine des agents de la gare de Creil.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Mercredi 26 juillet 2006

Dès le 9 juin, j’avais alerté à la fois l’Etat et les élus locaux sur l’état dramatique des effectifs de la police nationale dans l’agglomération creilloise, laquelle est confrontée aujourd’hui à une gestion de l’ordre public gravement perturbée par le nombre anormalement bas de ses fonctionnaires.

A la suite de cette intervention, de nombreux acteurs politiques de premier plan ont réagi publiquement, ce dont je me réjouis.

D’autres encore ont relayé ces préoccupations auprès des plus hautes instances de l’Etat. Je remercie à ce titre mon ami André Vantomme, premier vice-président du Conseil général et sénateur de l’Oise, qui a saisi le Ministre de l’Intérieur sur ce problème par le biais d’une question écrite dont je reproduis ici le texte.

Je continue d’espérer que toutes les bonnes volonté de l’agglomération creilloise procéderont dans le même sens afin que cette problématique capitale trouve une solution dans les plus brefs délais.

« Monsieur André VANTOMME, Sénateur de l’Oise, attire l’attention de Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire concernant les moyens et les effectifs destinés à assurer la sécurité des biens et des personnes sur la commune de Creil dans l’Oise.

Les représentants des fonctionnaires de police ont récemment fait part de leurs inquiétudes quant aux réductions de postes touchant le commissariat de Creil. Ainsi, le nombre de fonctionnaires de police est passé de 189 en 2001 à 136 aujourd’hui et risque de tomber à 131.

Ces manques d’effectifs placent les fonctionnaires de police en situation difficile dans l’exercice de leurs missions et touchent l’ensemble des populations les plus fragiles qui sont les premières victimes de l’insécurité et de la délinquance.

Au regard de tous ces éléments, le parlementaire soussigné demande à Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, quelles sont les dispositions qu’il envisage de prendre afin d’assurer l’adéquation du nombre de fonctionnaires de police au regard des situations constatées s’agissant du commissariat de Creil.

André VANTOMME

Sénateur de l’Oise »
 

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Mercredi 5 juillet 2006


Depuis janvier 2001, le partenariat entre les  villes de Creil et Chorzow (Pologne) a permis de nombreux contacts et échanges (manifestations institutionnelles, actions artistiques et autres…).
Pour officialiser cette collaboration, le maire de Creil, Christian Grimbert, ainsi que plusieurs élus se sont rendus en Pologne afin d’ y signer un accord de jumelage.

Discours prononcé par Christian Grimbert le 3 juin 2006 à Chorzow

           
             Monsieur le Président du Conseil, 

             Monsieur le Président de la Ville , 
             Mesdames et Messieurs les élus, 
             Mesdames et Messieurs, chers amis, 


             Au nom de la Ville de Creil, au nom de la délégation française, importante, qui m’accompagne aujourd’hui, je suis heureux et fier d’être à Chorzow. Nous sommes heureux et fiers d’être avec vous, dans votre ville, afin de signer l’accord de jumelage entre nos deux villes et prêter serment de le respecter.  

 

            Avant d’évoquer les valeurs que j’attache à ce serment de jumelage, je voudrais déjà vous remercier pour la qualité exceptionnelle de l’accueil que vous nous avez réservé et je sais que mes collègues élus du Conseil Municipal, que les membres du Comité de Jumelage de Creil sous la conduite de Romain IDAZIAK, que les auditeurs des cours de langue polonaise, que les membres du club de tennis et que les musiciens de l’orchestre SAO vous remercient également de tout cœur.  

 

            Ils vous en remercient d’autant plus qu’ils sont, comme moi, heureux de voir se finaliser des rencontres qui ont débuté il y a maintenant 6 ans, sous le mandat de mon ami Jean ANCIANT et grâce à l’impulsion d’Irène HEBRI et de l’association France-Pologne.  

 

            Pour eux et peut-être pour vous, ce temps vous a-t-il paru un peu trop long. Je vous prie de m’en excuser parce que j’y suis, en effet, un peu pour quelque chose.  

 

            Ne croyez pas que j’avais quelque réticence devant un rapprochement avec une ville de Pologne, bien au contraire, mais parce que j’avais, tout d’abord, été impressionné par la taille de votre ville, plus de 120 000 habitants alors que Creil n’a qu’un peu plus de 30 000 habitants.  

            Aussi, avais-je souhaité, dans un premier temps, que le partenariat s’établisse entre Chorzow et l’agglomération creilloise. 

            Cela n’a pas été fait, peut-être parce que les communes qui composent l’agglomération creilloise n’étaient-elles pas encore tout à fait prêtes. 

            Il est une autre raison, plus profonde celle-ci. C’est que je désirais, tout comme mes collègues de la Ville de Creil, que ce nouveau jumelage repose véritablement sur des échanges engageant les habitants de nos villes, au-delà des simples rencontres institutionnelles, aussi agréables et cordiales soient-elles, mais qui ne répondent pas, à mon sens, aux finalités profondes des jumelages. 

 
          Or, j’ai pu mesurer la consolidation régulière des liens qui unissent nos deux villes, favorisés par l’établissement de liaisons aériennes régulières entre nos deux pays et relativement peu coûteuses. 

            Par ailleurs, il est certain que la finalité des jumelages a évolué et répond à une nécessité qui m’apparaît, aujourd’hui, de plus en plus impérieuse : le renforcement et l’accélération de la construction européenne, seule alternative possible à une uniformisation des modes de vie, des valeurs, des cultures et des civilisations, évolution vers une uniformité dangereuse à bien des égards. 

    
      Ainsi, au-delà des liens indispensables et chaleureux qui se sont créés entre nos deux villes, il est une autre dimension qui est venue confirmer, pour moi, la chance que constitue l’établissement d’un jumelage entre Chorzow et Creil.

            J’évoquais, il y a un instant, la nécessité de mieux unir l’Europe… Pourtant, vous le savez bien, les citoyens français ont majoritairement voté « non » au projet de constitution européenne. Je sais aussi qu’un certain « europessimisme », une certaine crainte devant le fonctionnement de l’Union Européenne, se développe en Pologne. 

            De nombreux citoyens européens estiment qu’elle ne répond pas suffisamment à leurs préoccupations quotidiennes. 

            Ce sentiment est, par ailleurs, renforcé par la tendance que certains gouvernements nationaux ont de rendre l’Europe responsable de décisions qui, en fait, relèvent de leur seule responsabilité. 

            C’est pourquoi, je crois que l’un des moyens de réduire ce fossé grandissant, réside dans le renforcement du rôle des collectivités locales et régionales dans la gouvernance européenne, en opposition à certaines tendances recentralisatrices qui ont, pour premier défaut, d’éloigner les lieux de décision des citoyens et de leur faire perdre un peu plus de leur pouvoir de maîtriser leur avenir. 

             Il fallait alors que la Ville de Creil s’ouvre davantage encore à l’Europe, à la Pologne et à Chorzow en particulier, pour donner une nouvelle actualité aux jumelages dans leur œuvre de paix, d’inclusion et de compréhension entre les citoyens de pays différents mais aussi dans leur rôle d’affirmation des valeurs de la citoyenneté, au-delà de chacun de nos Etats, facteurs constitutifs de la démocratie, en Pologne, en France, comme dans notre Europe, mais aussi dans notre monde où elle est loin d’être établie. 

            Les habitants de nos villes ont leur rôle à jouer dans cette œuvre pour un monde plus équilibré et plus juste. Ensemble, ils seront plus forts et plus convaincants. Je forme le vœu que notre nouveau jumelage y contribue pleinement. 

            Je vous remercie.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Mercredi 5 juillet 2006

« Le projet Severstal représentait le meilleur projet industriel pour notre groupe. Il n’a pas été sorti du chapeau, mais il était dans nos cartons depuis un moment. Cependant, le marché a mal réagi. Le projet a beaucoup été critiqué par certains de nos actionnaires… » Cette déclaration n’émane pas d’un syndicaliste mais de Joseph Kinsch, le Président Directeur Général d’Arcelor qui s’exprimait ainsi le vendredi 30 juin 2006 à l’issue du conseil d’administration qui venait d’entériner le mariage du groupe européen avec l’indien Mittal.

 

L’épilogue d’un feuilleton financier où les actionnaires d’Arcelor ont fait le choix du court terme : une décision lourde de conséquences et susceptible de créer de nombreuses difficultés stratégiques dans le futur.

 

Ceci d’autant plus que la facture de cette union s’élève à la bagatelle de 360 millions d’euros. Le prix à payer pour une offre publique d’échange hostile même si celle ci est devenue « amicale » au fil des  épisodes et des multiples rebondissements.

 

Entre les campagnes de communication pour dénigrer l’adversaire, les commissions versées aux banques d’affaires et les appels à un chevalier blanc (en l’occurrence le russe Serverstal à qui Arcelor donnera 140 millions d’euros pour cause d’annulation du processus de transaction), les millions d’euros se sont accumulés rapidement et le futur projet industriel commun Arcelor-Mittal devra impérativement prendre en compte cette terrible réalité.

 

Enfin et peut être l’élément le plus troublant dans cette fusion , réside dans le fait que les actionnaires qui ont fait pencher la balance vers Mittal Steel, les tristement célèbres hedgefunds (fonds spéculatifs), sont déjà repartis.

 

Ils étaient rentrés dans le capital d’Arcelor au moment où l’action valait 30 euros et se sont retirés quand la cotation atteignait les 38 euros.

 

Ces spéculateurs dont la froideur n’a rien à envier à celle de l’acier ont donc préféré les noces d’argent avec Mittal démontrant ainsi leur désintérêt pour l’avenir des femmes et des hommes qui travaillent aujourd’hui pour Arcelor.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Vendredi 23 juin 2006

Le 9 juin, après une rencontre avec les représentants syndicaux de la Police Nationale de la circonscription de Creil, j’ai très rapidement réagi en envoyant au Préfet de l’Oise, un courrier l’alertant sur les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles les policiers exerçaient leur métier, notamment en termes d’effectifs.

 

En tant que maire, mais surtout en tant que président de la communauté de communes de l’agglomération creilloise, je resterai extrêmement vigilant sur cette problématique dans les mois à venir.

 

 CREIL, le 9 juin 2006

 

A Monsieur Philippe GREGOIRE

Préfet du Département de l’Oise

1 place de la Préfecture

60022 BEAUVAIS Cedex

 

 

            Monsieur le Préfet,

 

            Je me permets de vous soumettre une situation, dont vous avez connaissance et qui concerne le déficit flagrant des effectifs de la Police Nationale dans la circonscription de Creil. A l’heure actuelle, le commissaire BOBROWSKA ne peut guère compter sur plus de 139 fonctionnaires pour assurer la sécurité d’un territoire densément peuplé et qui connaît des problématiques sécuritaires importantes.

            J’ai à nouveau été alerté sur ce sujet, ainsi que l’ont été les maires de Montataire, Villers-Saint-Paul et Nogent-sur-Oise, par le syndicat UNSA-Police/SNPT, qui lui-même tâche de rendre audibles auprès des pouvoirs publics les préoccupations d’une majorité de policiers, gradés ou non.

           Le commissariat de Creil se trouve être aujourd’hui dans une situation de contradiction avec les missions de terrain qui sont les siennes. Confrontés à une délinquance parfois très dure, les fonctionnaires connaissent des conditions de vie et d’exercice de leur métier difficilement tolérables.

            Victime de leur succès, ils n’ont par exemple pas eu droit à la prime de 300 euros promise par le Ministère de l’Intérieur après les violences de l’automne 2005, au prétexte qu’il n’y aurait pas eu assez de « contacts » avec les délinquants. Un autre type d’anomalie financière consiste à faire dépendre les émoluments des fonctionnaires de la police nationale creilloise du SGAP de Lille, alors que le bassin creillois connaît des comportements délinquants similaires à ceux de l’Île de France, où les agents sont mieux payés car dépendants du SGAP de Paris.

            Tout ceci participe d’un cercle vicieux qui veut que plus les policiers assurent correctement leur travail, et moins ils auraient besoin d’effectifs supplémentaires. Or, aujourd’hui, les Creillois supportent mal de constater que les agents de police organisent leurs interventions par ordre de priorité, faute d’effectifs suffisants pour répondre à toutes les urgences.

           C’est ainsi que la lutte contre certaines infractions, tels que des occupations d’entrées d’immeuble ou des troubles de voisinages, reposent souvent sur les seules épaules des médiateurs ou de la police municipale de Creil, ce qui n’entre pas forcément et pas exclusivement dans le champ de leurs compétences.

            Je ne peux que regretter que les effectifs de la Police nationale de l’agglomération creilloise soient en inadéquation avec la fréquence et le degré des sollicitations auxquelles elle doit répondre.

            Le travail remarquable des fonctionnaires de police sur notre territoire doit être évalué à la juste mesure de leurs efforts constants. Une dizaine de fonctionnaires supplémentaires permettrait, par exemple, de faire baisser la moyenne des heures supplémentaires non encore récupérées au commissariat de Creil, qui s’élève aujourd’hui, selon l’UNSA-Police/SNPT, à 100 heures par an et par agent.

            Je me permets donc de vous demander de relayer, notamment auprès du Ministère de l’Intérieur, l’expression de mes inquiétudes qui, j’en suis persuadé, sont partagées par de mes collègues élus.

            Dans l’attente d’une réponse à ces questions,

            Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de ma considération distinguée.

Le Maire,

 

Christian GRIMBERT

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