Jeudi 11 janvier 2007


Photo de Diane Grimonet Photo de Diane Grimonet

 

Le gouvernement a annoncé il y a moins d’une semaine, qu’il souhaitait voter une loi sur le droit au logement avant fin février.

Pendant ce temps, trois personnes sans domicile fixe ont trouvé la mort, ces derniers jours, à Creil. Quelles que soient les raisons médicales ayant provoqué ces décès, j’en éprouve une très profonde tristesse. 

D’abord parce que je constate que le gouvernement actuel a choisi de répondre dans l’urgence à un problème récurrent et prégnant de notre société, choisissant un traitement bâclé de la problématique du logement en France, qui pourtant se pose à lui de la manière la plus évidente, notamment depuis l’expulsion du « squat » de Cachan, décidée par le Ministre de l’Intérieur.

Creil, depuis des décennies, favorise une politique de construction et d’aménagement qui, jusqu’à aujourd’hui, permettait au plus grand nombre, et particulièrement aux foyers les plus modestes, de se loger dans des conditions décentes. Malheureusement, cette politique connaît aujourd’hui ses limites : 

-         Saturation dramatique du parc locatif social, conduisant à un allongement considérable du temps d’attente pour des familles ayant pourtant un besoin impérieux de logement, 
-         Parcours résidentiel verrouillé, empêchant les locataires de HLM qui le souhaiteraient, ou le pourraient, d’investir à bon marché près de chez eux, situation qui conduit à bloquer le renouvellement des occupants des logements sociaux, 
-         Concentration à Creil et dans son agglomération, des foyers les plus modestes, ce qui a pour conséquence une paupérisation de ces secteurs. 

Je regrette que les vraies questions ne soient pas posées par le gouvernement, et que quelques associations valident ses annonces démagogiques et inconséquentes. La première des solutions serait d’appliquer l’obligation des 20% de logements sociaux à toutes les communes. 

D’ailleurs, dans notre région, il n’est pas humainement possible de se contenter de ces 20%, et inacceptable que Creil soit considéré comme le seul recours pour ces familles dans le besoin, qui dormiraient dans la rue sans l’engagement des bailleurs sociaux et la politique de l’habitat de certains élus locaux. 

De même, il est inadmissible, pour l’Etat, de se décharger sur les collectivités d’une garantie qu’il souhaite lui-même constitutionnaliser : le droit au logement. Pas plus les communes que leurs Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ne pourront assumer cette responsabilité. 

Ce n’est pas à ces collectivités d’assurer le respect d’un droit constitutionnel, si tel devait devenir le droit au logement. 

Ces trois hommes morts dans nos rues auraient mérité une toute autre sorte de considération qu’un texte bâclé, voté dans l’urgence et ayant pour seule vocation l’ambition politique des membres du gouvernement. Il ne répond pas à la saturation des centres d’hébergement d’urgences, aux manques de moyens des secours, bénévoles et associations d’entraide, au manque d’offres de logements sociaux aux loyers abordables pour tous et au désengagement de certaines communes sur ce point. 

Je souhaite qu’au niveau communal, mes collègues et moi-même poursuivions nos efforts pour une meilleure offre de logements pouvant bénéficier à tous grâce à : 

-        Un rééquilibrage des offres publiques et privées, 
-        Une meilleure répartition des logements sociaux sur le territoire de la commune, 

-        L’éradication du logement indigne, 
-        Un soutien renouvelé aux Compagnons du Marais et aux autres structures d’aide sociale pour leur action et leurs projets, 
-        Une aide administrative soutenue, dispensée par le personnel du CCAS à destination des plus démunis, pour l’établissement et la transmission des dossiers de demandes de logements aux bailleurs sociaux. 

Nous ne pouvons qu’espérer, conformément aux compétences qui sont les nôtres, et aux côtés des plus défavorisés, que l’Etat assume ses fonctions régaliennes en termes de respect de la personne humaine, et qu’il se porte entièrement garant de ce nouveau droit constitutionnel que pourrait devenir le droit au logement. 

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Mercredi 22 novembre 2006

A Creil, comme ailleurs en France, le service public de la santé est en danger.   

Le service des urgences du centre hospitalier général Laënnec est l’illustration de cette situation problématique : saturé par des patients parfois mal orientés, il ne peut fonctionner dans des conditions sanitaires normales. Les médecins urgentistes ont, à de nombreuses reprises, dénoncé ces conditions d’accueil et de travail.   

Dans le bassin creillois, l’augmentation très significative de la population, liée aux projets immobiliers qui devraient aboutir d’ici 2015, rend particulièrement impérieuse la nécessité d’une réflexion sur la dispense publique des soins.   

Le projet d’extension de l'hôpital de Creil, qui prévoit 130 lits supplémentaires à l’horizon 2009, et l’adjonction d’une capacité complémentaire de 50 lits sur le site de la clinique médico-chirurgicale de Creil, ne pourront pallier que temporairement ces besoins.   

Aujourd’hui, confronté à des charges et à une prise en compte inadaptée, par l’Etat, de son contexte socio-économique, l’hôpital de Creil est en déficit d'environ 15 millions d'euros.  

Par conséquent, il est absolument indispensable que l’Agence régionale de l’hospitalisation verse les crédits nécessaires pour combler ce déficit. Cet appui permettra de maintenir la dynamique de développement de l’établissement, et devra prendre en compte sa situation d’hôpital de recours du territoire hospitalier Sud-ouest de l’Oise.

 L’ARH DOIT S’ENGAGER SUR LES POINTS SUIVANTS :

Ø      La mise en place d’un fonds spécial d'urgence, pour accompagner le futur plan de retour à l’équilibre budgétaire du centre hospitalier général de Creil.   

 

 

Ø      L’application du correcteur géographique au CHG de Creil, car ce dernier fonctionne dans le même contexte social, et répond aux mêmes problématiques que les établissements de la région parisienne. Ce correcteur ajouterait près de deux millions d’euros à l’actif du budget de l’établissement. 

Ø      Que les crédits attachés au financement de l’extension de l’hôpital soient inclus dans le plan Hôpital 2012.  

Ø      Enfin, je demande également :   

La prise ne charge sanitaire du centre de détention de Liancourt   

L’incidence des taux de conversion, qui font baisser les recettes du CHG   

Les équipes de sécurité externes

Ces trois points représentent près de 3 millions d’euros à la charge du CHG.  

Ø      L'arrêt de la fermeture massive des lits durant les vacances, aggravant encore davantage les difficultés rencontrées tout au long de l'année.   

Ø      Et une véritable programmation budgétaire :   

- qui tienne compte de la projection des besoins de santé publique sur les années à venir, et particulièrement du vieillissement de la population.    

- qui permette aux personnels de travailler dans des conditions normales (horaires, outils de travail)

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Jeudi 26 octobre 2006

  
Lundi dernier, j’ai eu le plaisir, en présence notamment du Sous-préfet de Senlis et du Procureur du Parquet de Senlis, de remettre la médaille de la ville de Creil à trois policiers nationaux, dont les carrières témoignent non seulement de leur courage personnel, mais aussi de leur fidélité profonde à notre territoire. 

Je souhaitais pouvoir rendre hommage à ces policiers, à l’heure où les fantasmes prennent trop souvent le pas sur les rapports humains et, plus grave encore, sur la vie des fonctionnaires de police. Comme j’ai voulu le souligner, l’Hôtel de Ville, dont le fonctionnement et la politique sont décidés par le suffrage universel, est un abri républicain pour tous, indépendamment des fonctions ou des origines. 

Les policiers y ont donc leur place, ils méritent le respect des élus et, au-delà, bien entendu, de toute la population. Je

n’ai pas souhaité faire de cette remise de médailles, symbolique, un acte politicien. Il n’en reste pas moins que la pression sur le Ministre de l’Intérieur et le Préfet, que, solidairement et avec amitié, maintiennent les députés, les sénateurs et les élus locaux que j’ai sollicités, doit se maintenir : les effectifs de la police nationale de Creil, dans leur état actuel, ne permettent plus de répondre à la fonction constitutionnelle de l’Etat, qui est de veiller à la sécurité des biens et des personnes. Les Creillois en sont les premiers témoins et les premiers concernés.

Maryline LOCHE, commandant, exerce à Creil depuis 23 ans, Michel SCHLEGEL, brigadier chef, depuis 18 ans et Guy ADE depuis… 30 ans. Ils ont tous les trois accepté d’illustrer, par leur présence lundi soir, le fait que les fonctionnaires de police exercent leur travail avec dévouement, faisant souvent des sacrifices sur le plan professionnel ou personnel. Leur travail n’est, à aucun moment, remis en cause, mais ce travail serait, de l’aveu des policiers eux-mêmes, grandement facilité si l’Etat concédait à favoriser l’affectation d’une quinzaine de fonctionnaires supplémentaires au sein de la circonscription de la sécurité publique de Creil. 

La République se doit de respecter ces femmes et ces hommes dont la charge, fondamentale, est de « garder la paix ». 

Le commissaire principal de la CSP de Creil a indiqué, lundi soir, que c’était la première fois, à sa connaissance, qu’une mairie récompensait des policiers en exercice. Je l’ignorais. Mais je n’ignore pas qu’une fracture se creuse, au niveau national, entre ceux que l’on ne considère plus que comme des « forces de l’ordre », brutales et aveugles, et ceux, jeunes ou moins jeunes, qui se considèrent, à tort, comme exclus de la République. 

Si des initiatives comme celles-là peuvent servir à la compréhension et la tolérance mutuelles qui combleront ce gouffre, alors je la renouvellerai, aussi longtemps qu’il le faudra.

Christian Grimbert

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Jeudi 26 octobre 2006

            Je ne sais pas si le paternalisme fait les « grands » maires mais ce que je sais, c’est que, déjà, c’est par un travail suivi, constant, important que l’on est maire d’une ville de près de 32 000 habitants et président d’une communauté de communes de 70 000 habitants.

            Ma conviction est qu’avant tout, un Maire doit parfaitement connaître, et maîtriser, les grands sujets, les grands dossiers, mais il doit aussi représenter sa ville dans toutes les instances où se jouent le quotidien et le futur des habitants. Son travail consiste également à suivre, chaque jour, l’ensemble des courriers, courriels et informations qui entrent et qui sortent de la mairie.

            Je ne suis nullement tenté, et tant pis si cela peut m’être reproché, par le « paternalisme » ou toute autre forme de démagogie… 

            Bien entendu, cela ne signifie pas que je considère qu’un Maire ne doive pas aller à la rencontre des habitants de sa ville. Je le fais, aujourd’hui, comme je l’ai fait par le passé… Peut-être pas assez, ou pas assez médiatiquement, je peux accepter cette remarque, même si elle provient de l’opposition municipale qui n’est certainement pas le meilleur juge. Par contre, je n’accepte pas que soit écrit que je ne sortirais « pratiquement pas de mon bureau »… pas assez ne veut pas dire pas du tout ! 

            Il ne faut pas que les journalistes franchissent les limites de leurs propres écrits, et en aggravent les propos au fil de la reprise lancinante des mêmes sujets, cela deviendrait inexact et mensonger.

            Je rappellerai aussi que ces visites de quartier ne constituent qu’un des volets des rencontres possibles avec les creillois. Les conseils de quartier, les réunions annuelles de préparation au budget, les multiples animations festives, culturelles et sportives, auxquelles je participe le plus régulièrement possible, sont autant d’autres temps de contacts, de discussions et d’échanges. Et je ne parle pas des dizaines de rendez-vous individuels hebdomadaires régulièrement pris depuis 5 ans !

            Je remercierai, aussi, certains journalistes de tenir compte de ces éléments et de ne pas réduire mes visites de quartier, démarche supplémentaire et volontaire, à des « sorties » du Maire. C’est insultant pour moi, autant que pour les habitants de ces quartiers. 

Bien cordialement, 

Christian Grimbert

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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Vendredi 13 octobre 2006

Il faut bien reconnaître que les musiques actuelles n’avaient pas encore, jusqu’à ce jour, trouvé toutes leurs lettres de noblesse dans notre région.

C’est aujourd’hui chose faite, avec le lancement du premier festival des musiques actuelles , baptisé « Picardie Mouv »,  qui se déroulera du 26 octobre au 3 novembre prochains sur de nombreuses scènes de la région. Je n’ai d’ailleurs pas manqué de remarquer, et avec le plus grand plaisir, que la Ville de Creil et le bassin creillois ont été particulièrement associés à ce festival régional, puisque le théâtre de la Faïencerie, la Maison creilloise des associations, la Grange à musique et le Palace de Montataire figurent parmi les scènes qui accueilleront les talents venus de Picardie mais également d’autres régions françaises et  aussi de l’étranger.

Je tiens à en remercier très chaleureusement le Conseil régional de Picardie et son président, mon ami Claude Gewerc, mais également le président de Musique et Danse en Picardie et nos associations et écoles musicales, qui n’ont pas ménagé leur peine pour réussir ce véritable tour de force : mettre au point en seulement quelques mois une programmation qui comblera tous les amateurs de ces musiques actuelles qui rassemblent désormais un public de plus en plus nombreux.

Il suffit de jeter un œil sur le programme pour se convaincre que le pari est d’ores et déjà, réussi : je citerai entre autres le groupe creillois Mademoiselle Olivier que nous avons eu le plaisir d’applaudir au mois de janvier dernier lors de la cérémonie des vœux de la Communauté de l’Agglomération Creilloise, ou  Ma Version dont la renommée n’est aujourd’hui plus à démontrer, sans oublier bien sûr la chanteuse pop Lio qui associe aujourd’hui son talent au rappeur Tekilatex, ou le chanteur Philippe Katerine dont on me dit le plus grand bien, et qui sera sur la scène de la Faïencerie, le mardi 31 octobre.

Une véritable première pour la région et le bassin creillois, et que je souhaite vivement se poursuivre à l’avenir pour le rayonnement culturel de notre agglomération, et notre plus grand plaisir à tous et à toutes.

Par Christian Grimbert - Publié dans : Christian Grimbert
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